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Ce parcours relie la station de métro Yser à la station Louise. En chemin, nous croisons :

- Un cadran solaire a été installé en 2005 dans un immeuble de bureaux récemment construit, avenue Boudewijn 12. Une sphère métallique suspendue à un câble de tension sert de projecteur d'ombre. Il s'agit du plus grand cadran solaire vertical de Belgique. Outre les lignes horaires verticales, on y trouve également des lignes de date horizontales. En haut, une ligne indique l'hiver astronomique, en bas, une ligne indique le début de l'été astronomique, et entre les deux, une ligne de date pour les équinoxes de printemps et d'automne. À la demande des architectes Clernaux et Pinon, le cadran solaire a été adapté au décalage horaire. Les chiffres des heures en bas indiquent l'heure d'été. Jan de Graeve a conçu le cadran solaire et Willy Leenders a calculé le motif des heures et des dates.

- Sur la place de Brouckère se trouve l'hôtel Métropole, datant du XIXe siècle. Cet hôtel est associé aux Congrès Solvay, des réunions prestigieuses axées sur la physique et la chimie. Le premier fut organisé en 1911 par Ernest Solvay. Il s'agissait également de la première réunion internationale de physique. Le premier Congrès Solvay, consacré à l'astronomie, se tint en 1958.

- Dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, on peut admirer une ligne en laiton de près de 34 mètres de long, courant sur le sol carrelé noir. Cette ligne de midi permet de déterminer précisément l'heure exacte de midi.

La ligne de midi fut construite en 1836 par Adolphe Quetelet dans le cadre d'un projet majeur du nouveau gouvernement belge visant à éliminer les décalages horaires entre les villes. Cette mesure était nécessaire en raison de la construction d'un réseau ferroviaire en Belgique, et il était crucial de s’assurer que les horaires des trains concordent partout en Belgique. La ligne de midi de la cathédrale de Bruxelles fut la première à être construite, et Quetelet en construisit neuf autres par la suite, portant le nombre total de lignes de midi en Belgique à 41. Quetelet choisit l'église pour son orientation nord-sud idéale et parce qu'il estimait important que le public ait accès à ce nouvel affichage horaire.

La ligne de midi fonctionne grâce à une petite ouverture, ou oculus, pratiquée dans l'épais meneau central en pierre du vitrail du transept sud. Lorsque le soleil est plein sud, il rayonne à travers cette ouverture sur la ligne de midi de l'église. Le meilleur moment pour observer la ligne de midi est l'été, lorsque le ciel est bleu. En raison d'un immeuble élevé sur la place Sainte-Gudule, le soleil est masqué de mi-octobre à début mars.

La ligne de midi que l'on peut admirer dans l'église n'est pas celle d'origine, créée par Adolphe Quetelet, qui était en cuivre. Entre 1982 et 1996, l'église fut restaurée et le sol refait. Ceci entraîna la disparition de la frise horaire initiale. Mais grâce aux efforts de Paul Pâquet (alors directeur de l'Observatoire) et de nombreux passionnés de gnomique, un nouveau cadran solaire en laiton fut inauguré en 2001 après de nouvelles rénovations. Ce nouveau cadran fut construit avec l'aide du bureau d'études de Walter Lavrauw, qui, en collaboration avec André Koeckelenbergh, effectua les mesures nécessaires (aujourd'hui avec des instruments modernes).

- Nous passons par le Koudenberg, où, entre le Palais des Beaux-Arts et le musée de la musique « Old England », nous apercevons un cadran solaire sur un bâtiment néo-Renaissance aux éléments gothiques. Il s'agit de l'ancienne Pharmacie Delacre de 1895. Le bâtiment fut conçu par l'architecte Paul Saintenoy. La mosaïque du cadran solaire fut réalisée par l'Italien Silvio Tolomei. Les heures sont affichées en caractères arabes.

Juste devant le Palais des Académies se dresse une statue en marbre d'Adolphe Quetelet. Le palais lui-même est un édifice néoclassique datant de 1823-1828. Le sculpteur Charles-Auguste Fraikin fut chargé de créer une statue en l'honneur d'Adolphe Quetelet, fondateur de l'Observatoire royal, secrétaire de l'Académie royale de Belgique (qu'il rejoignit à l'âge de 24 ans) et fondateur de la Société des sciences naturelles. La statue fut inaugurée le 11 mai 1880.

L'Union astronomique internationale (UAI) fut également fondée dans ce palais à l'été 1919. Cette union réalisa, entre autres, le projet de la Carte du Ciel.

Après la promenade, vous pourrez emprunter les lignes de métro 2 ou 6 depuis Trône pour revenir au point de départ.

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