- La première attraction de cette promenade est un cadran solaire de l'artiste Catherine Podolski. Ce cadran solaire, réalisé en 1971, se trouve dans la maison de l'artiste, spécialisée dans la céramique.
Cette maison (numéro 152) présente un point altimétrique à gauche. Lors de sa mesure le 9 février 2018, il se trouvait à 61,819 mètres d'altitude.
- À ce rond-point, vous pouvez voir un pendule de Foucault. Il s'agit d'une structure en acier bleu à laquelle est suspendu un fil de nylon. Le fil de nylon est fixé à son sommet, auquel est suspendu un poids doré.
Le 26 mars 1851, le physicien français Léon Foucault démontra la rotation de la Terre sur son axe grâce à la construction d'un pendule similaire au Panthéon de Paris. Un pendule oscille d'avant en arrière, mais comme la Terre tourne sur son axe, le mouvement du poids change. Lors de l'expérience originale, le pendule était placé au-dessus d'un récipient rempli de sable, ce qui permettait de bien visualiser les variations de son mouvement. Cette œuvre (intitulée « Pensée verticale ») est remarquable car les variations du mouvement du pendule sont invisibles et l'eau sous le pendule rend son activation difficile.
- Sur l'une des maisons de cette rue se trouve un cadran solaire de 1996, œuvre de P.P. Struye. Au bas du cadran figure la devise « SICUT DONAT SOL LUCEM AMOR VITAM ». Cela signifie « Comme le soleil nous éclaire, l'amour nous donne la vie.» Au-dessus du banc près du cadran, vous trouverez également des informations sur l'utilisation du cadran pour déterminer l'heure exacte.
- Au centre culturel d'Auderghem, on peut découvrir un objet de l'initiative "Espace pour la Muco". Il s'agit de la planète Mercure, d'un diamètre de 12 cm. Cette planète est la plus petite de notre système solaire. L'œuvre d'art a été inaugurée le 16 mai 2004.
Ce modèle réduit est une initiative de l'Association belge de lutte contre la mucoviscidose, qui organise chaque année une journée nationale consacrée à cette maladie. En 2004, cette journée a été organisée pour la dixième fois et, pour célébrer cet anniversaire, dix œuvres d'art ont été installées, symbolisant le lien entre "le monde" et le combat permanent que mènent les patients atteints de mucoviscidose contre leur maladie. Elles sont un symbole de solidarité. La Terre et la Lune se trouvent dans l'allée menant à l'Observatoire royal d'Uccle.
- Près du pont, vous pourrez trouver un point altimétrique, 30 cm au-dessus de la deuxième marche. À ce point, vous vous trouvez exactement à 56,638 mètres (mesuré le 1er janvier 1981) au-dessus du niveau de la mer.
- Au bout de la promenade, vous découvrirez un modèle réduit de la planète Vénus (1/40 000 000), faisant également partie de l'initiative "Espace pour la Muco". C'est une œuvre de l'artiste Tim Roosen, qui a été inaugurée le 2 octobre 2004.
Complément :
Pour raccourcir la promenade, vous pouvez ignorer le cadran solaire P.P. Struye. Après avoir dépassé le pendule de Foucault, vous pouvez emprunter l'escalier menant à la promenade ferroviaire au lieu de passer sous le pont (ce point se trouve juste après avoir dépassé un grimpeur sur une maison).
La promenade traverse la « Promenade Verte », une promenade de 60 km, divisée en 7 sections, qui fait le tour de Bruxelles.
Promenade autour de l'Observatoire (possibilité de raccourcir le parcours près du jardin Mahsa Amini).
À voir
- À l'Observatoire :
À l'Observatoire même, vous pouvez admirer la Terre et la Lune. Ces statues font partie d'une maquette du système solaire à l'échelle 1/40 000, qui couvre tout le pays. Cette maquette a été conçue par Tim Roosen, et les statues ont été installées à l'Observatoire en 2004, il y a plus de 20 ans !
- Statue du Roi Baudouin sur la place Charles Lagrange :
Une statue du Roi Baudouin (1930-1993), réalisée par la sculptrice uccloise Élisabeth Barmarin, se dresse ici depuis 1996. Grand passionné d'astronomie, le Roi Baudouin visitait régulièrement l'Observatoire. En 1980, il a accepté la présidence d'honneur de la plus ancienne société astronomique de Belgique, la SRBA. La statue est orientée de manière à donner l'impression que le roi s'apprête à entrer dans l'Observatoire.
La statue peut également servir de gnomon vertical. Lorsque l'ombre du monarque se projette au centre des dalles de pierre bleue, le midi vrai est arrivé à Uccle.
Charles Lagrange (1851-1932), qui a donné son nom à la place, était astronome, professeur à l'École royale militaire et directeur du siège scientifique de l'Académie royale. Il fonda, avec plusieurs autres personnes, la revue Ciel et Terre de la Société belge d'astronomie.
En 1882, il se rendit à Santiago du Chili avec Louis et Joseph Niesten pour observer le transit de Vénus.
Il participa au déménagement de l'Observatoire à Uccle en tant qu'assistant du directeur de l'époque, Houzeau, et en devint lui-même le directeur de 1898 à 1900, date à laquelle Georges Lecointe lui succéda.
- Avenue de Hamoir 28b :
Paul Dupont (1878-1949), astronome amateur et amoureux de la nature, y a vécu. Il a été président de la Société belge d'astronomie de 1937 à 1939.
Il a construit cette maison en 1923, intégrant une bibliothèque, un laboratoire et une coupole d'observation de 5,75 mètres de diamètre. Cette coupole abritait une lunette Bardou de 16 cm, fabriquée à Paris, sur une monture équatoriale. Il y avait également une lunette de 13 cm avec fonction photographique. Un petit instrument de transit, d'une ouverture de 3,5 cm, servait à synchroniser l'horloge avec le temps sidéral. Il a enregistré l'éclipse annulaire du 17 avril 1912, et ces images comptent parmi les meilleures disponibles.
- Linkebeek (peinture murale) : À l'intersection de la chaussée d'Alsemberg et de la rue de Linkebeek, vous pourrez admirer une magnifique peinture murale de l'Observatoire.
- Cimetière du Dieweg :
Ce cimetière abrite la tombe d'Hergé, qui habitait également cette rue. Hergé entretenait des liens étroits avec l'Observatoire et s'y rendait souvent. Cette relation privilégiée se reflète dans la bande dessinée « L'Étoile mystérieuse », où Tintin demande conseil à l'Observatoire.
- Point géodésique :
Un point altimétrique se trouve près du viaduc ferroviaire (pilier central) sur la chaussée Saint-Job (côté sud, à 105 cm de la droite, à 47 cm du sol). Déterminer la forme et la taille de la Terre est l'objectif principal de la géodésie. En modélisant la Terre, nous pouvons décrire la position de tous les points à sa surface à l'aide de coordonnées géographiques. Saurez-vous trouver ce point ? Regardez la photo pour savoir où chercher.
Ce parcours relie la station de métro Yser à la station Louise. En chemin, nous croisons :
- Un cadran solaire a été installé en 2005 dans un immeuble de bureaux récemment construit, avenue Boudewijn 12. Une sphère métallique suspendue à un câble de tension sert de projecteur d'ombre. Il s'agit du plus grand cadran solaire vertical de Belgique. Outre les lignes horaires verticales, on y trouve également des lignes de date horizontales. En haut, une ligne indique l'hiver astronomique, en bas, une ligne indique le début de l'été astronomique, et entre les deux, une ligne de date pour les équinoxes de printemps et d'automne. À la demande des architectes Clernaux et Pinon, le cadran solaire a été adapté au décalage horaire. Les chiffres des heures en bas indiquent l'heure d'été. Jan de Graeve a conçu le cadran solaire et Willy Leenders a calculé le motif des heures et des dates.
- Sur la place de Brouckère se trouve l'hôtel Métropole, datant du XIXe siècle. Cet hôtel est associé aux Congrès Solvay, des réunions prestigieuses axées sur la physique et la chimie. Le premier fut organisé en 1911 par Ernest Solvay. Il s'agissait également de la première réunion internationale de physique. Le premier Congrès Solvay, consacré à l'astronomie, se tint en 1958.
- Dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, on peut admirer une ligne en laiton de près de 34 mètres de long, courant sur le sol carrelé noir. Cette ligne de midi permet de déterminer précisément l'heure exacte de midi.
La ligne de midi fut construite en 1836 par Adolphe Quetelet dans le cadre d'un projet majeur du nouveau gouvernement belge visant à éliminer les décalages horaires entre les villes. Cette mesure était nécessaire en raison de la construction d'un réseau ferroviaire en Belgique, et il était crucial de s’assurer que les horaires des trains concordent partout en Belgique. La ligne de midi de la cathédrale de Bruxelles fut la première à être construite, et Quetelet en construisit neuf autres par la suite, portant le nombre total de lignes de midi en Belgique à 41. Quetelet choisit l'église pour son orientation nord-sud idéale et parce qu'il estimait important que le public ait accès à ce nouvel affichage horaire.
La ligne de midi fonctionne grâce à une petite ouverture, ou oculus, pratiquée dans l'épais meneau central en pierre du vitrail du transept sud. Lorsque le soleil est plein sud, il rayonne à travers cette ouverture sur la ligne de midi de l'église. Le meilleur moment pour observer la ligne de midi est l'été, lorsque le ciel est bleu. En raison d'un immeuble élevé sur la place Sainte-Gudule, le soleil est masqué de mi-octobre à début mars.
La ligne de midi que l'on peut admirer dans l'église n'est pas celle d'origine, créée par Adolphe Quetelet, qui était en cuivre. Entre 1982 et 1996, l'église fut restaurée et le sol refait. Ceci entraîna la disparition de la frise horaire initiale. Mais grâce aux efforts de Paul Pâquet (alors directeur de l'Observatoire) et de nombreux passionnés de gnomique, un nouveau cadran solaire en laiton fut inauguré en 2001 après de nouvelles rénovations. Ce nouveau cadran fut construit avec l'aide du bureau d'études de Walter Lavrauw, qui, en collaboration avec André Koeckelenbergh, effectua les mesures nécessaires (aujourd'hui avec des instruments modernes).
- Nous passons par le Koudenberg, où, entre le Palais des Beaux-Arts et le musée de la musique « Old England », nous apercevons un cadran solaire sur un bâtiment néo-Renaissance aux éléments gothiques. Il s'agit de l'ancienne Pharmacie Delacre de 1895. Le bâtiment fut conçu par l'architecte Paul Saintenoy. La mosaïque du cadran solaire fut réalisée par l'Italien Silvio Tolomei. Les heures sont affichées en caractères arabes.
Juste devant le Palais des Académies se dresse une statue en marbre d'Adolphe Quetelet. Le palais lui-même est un édifice néoclassique datant de 1823-1828. Le sculpteur Charles-Auguste Fraikin fut chargé de créer une statue en l'honneur d'Adolphe Quetelet, fondateur de l'Observatoire royal, secrétaire de l'Académie royale de Belgique (qu'il rejoignit à l'âge de 24 ans) et fondateur de la Société des sciences naturelles. La statue fut inaugurée le 11 mai 1880.
L'Union astronomique internationale (UAI) fut également fondée dans ce palais à l'été 1919. Cette union réalisa, entre autres, le projet de la Carte du Ciel.
Après la promenade, vous pourrez emprunter les lignes de métro 2 ou 6 depuis Trône pour revenir au point de départ.